Des femmes nous racontent comment la société a rendu les règles honteuses



Avoir honte de ses règles n’arrive pas à tout le monde. Cela dépend de vous, de votre cycle, de votre corps, et de là où vous habitez. Des gens saignent, et la vie continue, d’accord. Mais pour certaines personnes, c’est plus compliqué que ça.


@nievesitarica / Via instagram.com

Par exemple, avoir ses règles peut se révéler très difficile quand on n’a pas d’argent pour s’acheter des produits menstruels, qu’on n’a pas accès à une salle de bains propre dans laquelle se sentir en sécurité, ou encore si on s’identifie à un genre autre que féminin.

Mais, pour beaucoup, la stigmatisation autour des règles est une réalité à laquelle il faut se confronter chaque mois. Les lectrices de BuzzFeed du monde entier ont partagé avec nous les formes que ce sentiment de honte peut prendre et comment elles la vivent.

(Beaucoup d’entre vous ont également écrit ne pas avoir le sentiment que les règles étaient stigmatisées dans votre culture, ou que la façon dont les gens parlent des menstruations évolue de manière positive, ce qui est génial!)

Aucune de ces réponses ne saurait représenter une culture, une religion ou un pays dans son ensemble. Il existe bien sûr diverses croyances et pratiques et chaque expérience revêt un caractère unique. Mais voici quelques-uns des témoignages que nous avons reçus.

1.

«Les serviettes sont vendues enveloppées dans du papier journal.»


@thesadgirlgang / Via instagram.com

«Le sujet des règles est top secret, dans le sens où les gens s’abstiennent d’en parler. Ces derniers temps, les gens ont commencé à en parler et à faire disparaître la honte autour des règles. Les serviettes sont vendues enveloppées dans du papier journal et les tampons sont considérés comme des bouts de cotons qui peuvent dépuceler les filles ou se perdre à l’intérieur. Si quelqu’un sort des toilettes avec un livre, il y a fort à parier qu’un paquet de Tampax a été ouvert.»

-Nikhat, 21 ans, Fidji

2.

«Ma propre mère faisait vraiment toute une histoire de l’odeur et du fardeau que représentaient mes règles.»

«Ma propre mère faisait vraiment toute une histoire de l’odeur et du fardeau que représentaient mes règles. Ça allait au-delà des discussions sur la santé reproductive (elle était atteinte d’endométriose), la santé sexuelle, le bien-être et ce genre de choses. Quand j’avais mes règles, elle s’assurait que j’accomplisse toutes mes corvées, que ce soit dans la maison ou à l’extérieur, pour le bien des autres et malgré ma douleur.»

—Kristy, 18 ans, Australie

3.

«Une fois, ma mère m’a dit de ne pas jeter les “preuves” dans la poubelle de la salle de bains quand j’ai mes règles parce qu’alors, “les autres sauraient pourquoi j’étais de si mauvaise humeur.”»


http://@maxine.sarah.art / Via instagram.com

«J’ai organisé une fête une fois et j’avais nettoyé la maison (et vidé les poubelles) la veille. Alors que les gens commençaient à arriver, mon petit-ami est allé dans la salle de bains et quand il est revenu, il m’a chuchoté que ma colocataire avait jeté un paquet de protège-slip dans la poubelle. Il voulait que je «m’en occupe» pour que les autres invités n’aient pas à voir ça.

Dans le même registre, une fois, ma mère m’a dit de ne pas jeter les “preuves” dans la poubelle de la salle de bains quand j’ai mes règles parce qu’alors, “les autres sauraient pourquoi j’étais de si mauvaise humeur”. Elle insistait pour que j’aille mettre mes serviettes, mes tampons ou les emballages dans la poubelle de la cuisine au rez-de-chaussée (qui est changée presque quotidiennement) ou de les jeter dans la poubelle dehors. C’était humiliant.»

-Lindsay, 27 ans, Canada

4.

«La plupart des femmes en Malaisie vont jusqu’à laver leurs tampons avec de l’eau et du savon avant de les jeter.»

«Ici, en Malaisie, très peu de gens utilisent des tampons, souvent en raison de croyances religieuses. Je suis Chinoise et ma mère ne voit pas de problème à ce que j’utilise des tampons. Mais la plupart des femmes malaisiennes vont jusqu’à laver leurs tampons avec de l’eau et du savon avant de les jeter car ils sont considérés comme impurs.»

-Jann, 22 ans, Malaisie

5.

«Mon père et mon frère n’ont même pas le droit de regarder les serviettes, ni de savoir dans quel placard du garde-meuble elles sont rangées.»


@aryaprakash / Via instagram.com

«Mon père et mon frère n’ont même pas le droit de regarder les serviettes, ni de savoir dans quel placard du garde-meuble elles sont rangées. J’ai demandé à mon frère de ramener un sac du garage et ma mère m’a dit d’aller le chercher moi-même parce que, m’a-t-elle dit tout bas, il y avait une boîte de serviettes dedans et mon frère pourrait tomber dessus.»

-Anonyme, 21 ans, États-Unis (mais a grandi avec des parents indiens très conservateurs)

6.

«Une fois, quand j’avais 14 ans, mon grand-père est sorti en trombe de la salle de bains pour me demander si je saignais du nez… Je me suis demandé s’il avait déjà entendu parler des règles.»

«Ma famille est sino-cambodgienne. Ma mère et ma grand-mère (qui vivent dans la même maison) sont OBSÉDÉES par l’idée de s’assurer que je cache toute trace de sang sur du papier ou tout produit menstruel utilisé (et emballé) dans la poubelle de la salle de bains. C’est pour que les hommes de ma famille ne sachent pas que j’ai mes règles. Il n’est même pas question que l’emballage utilisé pour cacher la serviette usagée puisse être aperçu.

Une fois, quand j’avais 14 ans, mon grand-père est sorti en trombe de la salle de bains pour me demander si je saignais du nez. C’est à ce moment-là que je me suis demandé s’il avait déjà entendu parler des règles, car les femmes de ma famille les dissimulaient si bien.»

-Colette, 19 ans, États-Unis

7.

«J’ai toujours détesté cette idée de “glisser sa serviette dans sa manche pour que personne ne la voie”… Maintenant je gère la situation et je marche sereinement avec le paquet vert fluo, genre: “Quoi? Vous avez un problème peut-être?”»


@muskinn_budapest / Via instagram.com

«Vers le lycée, j’ai commencé à parler plus ouvertement avec ma meilleure amie, et je lui dois une fière chandelle pour m’avoir aidée à échapper au tabou sur les règles avec lequel j’ai grandi. J’ai toujours détesté cette idée de «glisser sa serviette dans sa manche pour que personne ne la voie»… Maintenant je gère la situation et je marche sereinement avec le paquet vert fluo, genre: “Quoi? Vous avez un problème peut-être? Ah, vous pensiez que ça me gênerait? Ah ah… J’ai passé l’âge, merci.”»

-Magda, 22 ans, Pologne

8.

«J’ai l’impression de réaliser un cambriolage à chaque fois que je dois faire passer des tampons dans la salle de bains. COMMENT TOUTES LES AUTRES S’Y PRENNENT-ELLES POUR LE FAIRE SANS QUE JE NE REMARQUE RIEN?»

«J’aimerais bien ne pas avoir à m’en cacher. Pas parce que je veux en parler ouvertement et à tout bout de champ pour désensibiliser les gens (parce que je considère que mes règles ne regardent que moi et que ça se passe entre mon corps et moi). C’est plutôt que j’ai l’impression de réaliser un cambriolage à chaque fois que je dois faire passer des tampons dans la salle de bains. COMMENT TOUTES LES AUTRES S’Y PRENNENT-ELLES SANS QUE JE NE REMARQUE RIEN? Apprenez-moi à faire comme vous!»

-Anonyme, Canada

9.

«Demander des serviettes ou des tampons en utilisant des codes secrets ne fait que renforcer l’idée selon laquelle les règles sont quelque chose de mal ou de honteux.»


instagram.com / Via instagram.com

«J’essaye de faire réfléchir mes amis à la façon dont ils réagissent au fait que les femmes ont des règles. Demander des serviettes ou des tampons en utilisant des codes secrets ne fait que renforcer l’idée selon laquelle les règles sont quelque chose de mal ou de honteux. Nous devrions tous prendre la mesure de l’IMPORTANCE des règles. Au lieu d’enseigner aux petites filles comment dissimuler ou trouver des noms de code pour les tampons et les serviettes quand elles ont leurs règles, il devrait y avoir un enseignement correct à propos de ce sujet.

J’ai 16 ans et je suis féministe, et grâce à ce mouvement, j’ai développé une certaine sensibilité et une aisance sur ce sujet, dans un pays où en parler est très mal vu. Je profite de chaque occasion qui se présente pour parler des menstruations.»

-Elise, 16 ans, Équateur

10.

«Un ami nous racontait ses fichus rêves érotiques mais il pétait un câble quand je parlais de mes règles.»
-Kaya, 17 ans, États-Unis

11.

«Cette idée selon laquelle les femmes sont impures et sont des espèces de créatures intouchables doit disparaître.»


@diemenstruationsbeauftragte / Via instagram.com

«Ce qui me fout en rogne, c’est que tout le monde sait ce que sont les menstruations, pourtant personne ne veut jamais en parler. Si vous avez un problème ou si vous êtes inquiète car vous n’avez pas eu vos règles depuis plusieurs mois ou pour une autre raison de ce genre, vous n’avez jamais personne d’autre que vos amies vers qui vous tourner. C’est particulièrement problématique pour les pré-adolescentes qui ne sont pas encore totalement indépendantes.

Les gens vous font taire alors que vous engagez une conversation. Je suis contente qu’il y ait bien plus de gens qui tentent de sensibiliser la population et qui en parlent publiquement (et qui demandent aux autres d’en faire autant), mais cette idée selon laquelle les femmes sont impures et sont des espèces de créatures intouchables doit disparaître. Il y a trop de stigmatisation (en ourdou: sharmindagi) autour des règles et je ne comprends vraiment pas pourquoi.»

-Anonyme, 18 ans, Pakistan

12.

«Dans les magasins, les filles ne peuvent pas acheter de serviettes ou de tampons sans qu’on les dévisage comme si elles commettaient un crime.»

«C’est un grand tabou et dans les magasins, les filles ne peuvent pas acheter de serviettes ou de tampons sans qu’on les dévisage comme si elles commettaient un crime. Quand on en achète, c’est emballé de telle sorte que personne ne puisse les voir.»

-Anonyme, 18 ans, Bangladesh

13.

«La semaine dernière, j’ai confié à un ami homme que je me sentais triste et que j’avais mes règles. Sa réponse: “Dégoûtant.”»


@littletowngreen / Via instagram.com

«La première fois que j’ai eu mes règles, je l’ai gardé pour moi pendant trois mois. Je n’en ai pas parlé à ma mère, juste à ma cousine. J’avais 10 ans, alors je me sentais gênée.

La semaine dernière, j’ai confié à un ami homme que j’étais triste et que j’avais mes règles. Sa réponse: “Dégoûtant.”»

-Florencia, 27 ans, Argentine

14.

«La plupart des hommes ne voudraient pas manger de la nourriture cuisinée par une femme en période de menstruation, ni partager une salle de bains avec elle.» -Eni, 17 ans, Ghana

15.

«Le tabou autour des produits menstruels autres que les serviettes jetables est encore très marqué.»


@suzie_grime / Via instagram.com

«Personne ne parle vraiment des règles (à moins d’être féministe! Girl Power!). Même quand on a des crampes, si quelqu’un nous demande ce qui ne va pas, on se contente de répondre qu’on ne se sent pas bien, qu’on a mal à la tête ou à l’estomac.

Il y a encore beaucoup de tabous autour de l’utilisation de quoi que ce soit d’autre que des serviettes. Nombreuses sont celles qui ont peur d’insérer quelque chose à cause de leur hymen, elles ont peur de «perdre leur virginité». On considère le sexe pendant les règles comme dégoûtant.»

-Val, 22 ans, Mexique

16.

«Dans l’hindouisme, les gens vénèrent des déesses avec ferveur. Mais quand il s’agit des femmes dans leur vie, ils les virent hors des temples et des cuisines, parfois même de leur maison.»

«Dans l’hindouisme, les gens vénèrent des déesses avec ferveur. Mais quand il s’agit des femmes dans leur vie, ils les virent hors des temples et des cuisines, parfois même de leur maison, pour une période de temps pendant laquelle on devrait célébrer leur santé, qu’elle soit reproductive ou autre!

C’est ridicule et je suis bien contente que ce comportement commence à disparaître, quoique je dirais qu’il reste beaucoup d’efforts à faire pour dé-stigmatiser les règles.»

-Anonyme, 23 ans, Inde

17.

«[On doit] dire qu’on a mal à la tête en se cramponnant bêtement l’abdomen.»


ActionAid / Via actionaid.org.uk

«On n’est pas censé-e montrer qu’on a ses règles en public. Alors il faut simplement ignorer la douleur, serrer les dents et sourire. Ou pire, on doit dire qu’on a mal à la tête en se cramponnant bêtement l’abdomen.»

-D, 22 ans, Libye

18.

«Prends un cachet et passe à autre chose… -Je saigne de l’utérus, accordez-moi une minute.»

«C’est encore un tabou. Bien que nous soyons assez ouverts et tolérants, les femmes, et surtout les jeunes adolescentes, cachent toujours leurs tampons et leurs serviettes. On encourage même la prise de contraceptifs qui éliminent les menstruations. Prendre la pilule sans interruption d’une semaine par exemple, ou comme dans mon cas, un stérilet.

Et quand on a ses règles, on ne devrait pas s’en plaindre: on prend un cachet et on passe à autre chose. C’est toujours considéré comme une faiblesse. Je saigne de l’utérus, accordez-moi une minute.»

-Eva, 22 ans, Pays-Bas

19.

«Ce n’est pas comme si je pouvais prendre quatre congés maladie par mois.»


@diemenstruationsbeauftragte / Via instagram.com

«Nous sommes Britanniques et pudiques, alors c’est impossible de parler de ses menstruations au travail. Au travail, je suis la seule fille de mon équipe. Il m’est arrivé d’avoir des règles incroyablement douloureuses et abondantes (dans ce cas, je mets un de ces tampons «super absorbants» et une serviette de nuit, et je dois le changer toutes les 25 minutes parce qu’il fuit), mais je suis quand même au travail à prétendre que tout va bien.

Parfois, je dois rester assise jusqu’à trois heures dans la même position quand je discute avec des clients. Ça ne peut mener qu’au désastre. Je ne me suis jamais sentie à l’aise à l’idée de parler de mes règles avec des hommes, surtout au travail, où il n’y a pas d’autre femme pour corroborer mes dires. Et ce n’est pas comme si je pouvais prendre quatre congés maladie par mois. Alors comment faire?»

-Anonyme, 23 ans, Royaume-Uni

20.

«Il y a beaucoup d’incompréhensions, comme: “Mes règles sont légères, alors les tiennes doivent l’être aussi.”»

«Dans certaines grandes entreprises, on peut avoir des congés payés pour les règles, mais c’est très rare. Il y a beaucoup de gens, y compris des femmes, qui ne comprennent pas à quel point les règles peuvent être douloureuses pour certaines. Il y a beaucoup d’incompréhensions, comme: «Mes règles sont légères, alors les tiennes doivent l’être aussi. La douleur des menstruations, ce n’est pas si terrible. Pourquoi as-tu besoin de prendre un jour de repos pour ça? T’es paresseuse.»

-Anonyme, 23 ans, Japon

21.

«On n’en parle pas assez. J’ai presque 18 ans et je n’ai encore aucune idée de comment utiliser un tampon correctement.»


instagram.com / Via instagram.com

«On n’en parle pas assez. J’ai presque 18 ans et je n’ai encore aucune idée de comment utiliser un tampon correctement ou comment une coupe menstruelle fonctionne exactement. Nous ne recevons aucune éducation sexuelle. Aucune.»

-Laura, 17 ans, Lettonie

22.

«Il a fallu que je donne des mini-leçons (à mon mari) car il n’avait aucune connaissance à ce sujet et j’ai la conviction que mon partenaire devrait être au courant de ce qui se passe dans mon corps.»

«Je travaille dans un salon de beauté, donc nous sommes assez ouverts sur la question des règles. Je suis atteinte de Trouble dysphorique pré-menstruel et d’endométriose. J’ai appris à être honnête sur la douleur et les difficultés que ça pose pour moi. Aussi, de nombreuses clientes se sont confiées à moi à propos de situations semblables. Quant à ma famille (y compris ma mère), on n’en parle pas.

J’ai été élevée dans une famille catholique, alors il était hors de question d’utiliser une contraception. J’ai vécu plus de dix ans avec une endométriose et des TDPM sans qu’ils soient traités car on ne consulte un gynécologue que lorsqu’on est enceinte, vu qu’ils vous font prendre la pilule. Vers mes 11 ans, j’ai commencé à m’évanouir à cause des crampes et les femmes m’ont dit de m’y habituer, que les choses continueraient ainsi pour le reste de ma vie.

Mon mari n’a pas le droit d’éviter le sujet. Il est au courant et il sait ce dont j’ai besoin. Il a dû m’emmener aux urgences à cause de la douleur. J’ai dû donner des mini-leçons (à mon mari) car il n’avait aucune connaissance à ce sujet et j’ai la conviction que mon partenaire devrait être au courant de ce qui se passe dans mon corps. Il sait quels médicaments peuvent m’aider, ce qu’il faut me dire et ce qu’il doit éviter de me dire.

Ce n’est qu’à mes 25 ans et lorsque j’ai enfin commencé à consulter un gynécologue que j’ai pu avoir un stérilet. Ça a vraiment changé ma vie. Malheureusement, je ne peux pas en parler à qui que ce soit à la maison car c’est un moyen de contraception et que c’est “mal”.»

-Anonyme, 26 ans, États-Unis

23.

«Étant la féministe et la rebelle que je suis, je me suis dit “au diable, tout ça”. Quand j’aurai mes règles, tout le monde sera au courant.»


@inborndesigns / Via instagram.com

«On n’est pas censée en parler. Mais étant la féministe et la rebelle que je suis, je me suis dit “au diable, tout ça”. Quand j’aurai mes règles, tout le monde sera au courant. Parce que, merde, c’est un processus naturel.»

-Anonyme, Hong Kong

24.

«Dans mon université, les questions relatives aux droits des femmes sont ouvertement discutées. Alors parler des règles, c’est comme parler de là où on veut aller déjeuner.»

Il y a vraiment un tabou autour des menstruations dans la culture philippine. J’ai de la chance car dans mon université, les questions relatives aux droits des femmes sont ouvertement discutées. Alors parler des règles, c’est comme parler de là où on veut déjeuner.

Toutefois, dans certaines communautés en dehors de mon université, les tabous sont importants. Je me souviens qu’à l’école primaire, les garçons se moquaient souvent d’une de mes camarades de classe à cause de ses règles.»

-Marivic, Philippines

25.

«Ma mère était très fâchée contre moi, elle me disait que je devrais faire plus attention et porter des serviettes plus épaisses.»


@artwhorting / Via instagram.com

«Les femmes se plaignent de leurs règles entre elles. Mais il y a aussi de nombreuses femmes qui disent aux autres de ne pas en faire tout un plat. Ce silence sur les règles a fait que j’ai vécu des moments très difficiles au début. Les deuxièmes règles que j’ai eues ont été les plus abondantes de toutes. Et de nombreuses règles abondantes ont suivi. La nuit, je portais deux serviettes de nuit et un tampon. Mais mon matelas et mes draps finissaient recouverts de sang malgré tout.

Ma mère était très fâchée contre moi, elle me disait que je devrais faire plus attention et porter des serviettes plus épaisses. Mes règles n’en finissaient plus et elle me disait que c’était juste la puberté. J’étais très anémique et je m’étais évanouie à l’école. Je me souviens que ma sœur avait dit que mes règles abondantes étaient liées à mon poids, car j’étais légèrement en surpoids. J’avais l’impression que tout était de ma faute.

Bien plus tard dans ma vie, j’ai appris que j’avais un kyste ovarien énorme et le syndrome de Stein-Leventhal (SOPK). À présent, je n’ai qu’un seul ovaire. Je prends la pilule, ce qui atténue considérablement mes règles. Désormais, je suis contente d’avoir mes règles car elles sont gérables et ça veut dire que mon corps fonctionne toujours bien.

Je veux que les autres femmes disposent des informations importantes sur leur corps et qu’elles aient confiance en leur corps. Je suis heureuse de voir que les temps changent. J’ai vu qu’ils donnaient des tampons gratuits dans un café à côté de chez moi et je me réjouis de ce genre d’initiatives.»

-Anonyme, 26 ans, Pays-Bas

26.

«Je m’assure que mes filles soient bien informées sur toutes ces questions. Je ne veux pas qu’elles aient honte ou qu’elles soient choquées quand ça leur arrive.»

«Ma mère ne m’a jamais parlé des règles et ne m’a jamais acheté de protection, parce que sa mère ne le faisait pas. La fameuse gêne irlandaise. Je m’assure que mes filles soient bien informées sur toutes ces questions. Je ne veux pas qu’elles aient honte ou qu’elles soient choquées quand ça leur arrive.»

-Leanne, 38 ans, Royaume-Uni

27.

«On peut faire un peu référence à ses menstruations mais ils pensent encore que c’est dégoûtant d’en parler.»


@goibphotography / Via instagram.com

«J’habite en ville, et ici, on peut faire un peu référence à ses menstruations mais ils pensent encore que c’est dégoûtant d’en parler. En dehors de la ville, ce n’est même pas la peine de penser à en parler. Les menstruations sont vues comme quelque chose dont on doit avoir honte.»

-Anonyme, 26 ans, Guatemala

28.

«Ces derniers temps, toutes les femmes de mon entourage (les jeunes, les plus vieilles, toutes les filles) semblent parler plus librement des tampons, des cups, des serviettes, des crampes, des grandes saignées, des douleurs aux seins, de leur mauvaise humeur, tout et n’importe quoi!»

«C’est bizarre car il y a des choses qu’on n’est pas censé-e cuisiner quand on a ses règles. Elles se gâteraient. En tant que coiffeuse, ça arrive une fois tous les 36 du mois qu’une cliente me demande si j’ai mes règles (selon certaines croyances, une femme qui a ses règles ruinerait la coupe). Mais on se fait diaboliser si on en parle.

Mais ces derniers temps, toutes les femmes de mon entourage (les jeunes, les plus vieilles, toutes les filles) semblent parler plus librement des tampons, des cups, des serviettes, des crampes, des grandes saignées, des douleurs aux seins, de leur mauvaise humeur, tout et n’importe quoi! Alors, un jour, les menstruations et la santé féminine ne seront plus taboues comme avant.»

-Isabely, Brésil

29.

«Les femmes ont commencé à accepter leur corps et tout ce qui en sort… À présent, ce serait génial si le patriarcat pouvait en faire de même.»


instagram.com / Via instagram.com

«Je suis heureuse que ma mère ait choisi de m’en parler aussi ouvertement, et à l’âge de 9 ans! La plupart de mes amies n’avaient aucune idée de ce que c’était et je me souviens que beaucoup d’entre elles ont eu peur la première fois que ça leur est arrivé. Ça m’a fait prendre conscience du niveau de tabou qui entourait un phénomène si naturel. Mais les choses changent et le féminisme est en plein essor. Les femmes ont commencé à accepter leur corps et tout ce qui en sort. C’est une bonne époque pour être une femme. À présent, ce serait génial si le patriarcat pouvait en faire de même.»

-Mia, 26 ans, ressortissante indienne née et élevée au Moyen-Orient

Les réponses ont été modifiées pour qu’elles ne soient pas trop longues et par souci de clarté.

Ce post a été traduit de l’anglais.



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